Reportage de Ferme en photos

12 octobre 2018 : ANTON SIDLER - "Pour une agriculture du vivant " - LVh- La Vache Heureuse


 

 

 

 

 

LE LAIT

D’où vient-il ?

Sorti tout droit des pies de vaches Holstein et heureuses, le lait d’Anton Sidler est blanc comme neige car les bêtes qui le produisent mènent une vie tranquille dans leur ferme de l’Orne.
A 6h du matin, Anton et ses équipes vont leur cajoler le pie pour les traire durant deux heures. A 8h, alors qu’elles mangent leur fourrage à l’étable, les vachers vont eux aussi casser la croûte avant d’emmener le troupeau à la pâture.
Dehors, c’est le bocage normand : des haies de frênes, noisetiers, peupliers ; quelques charmes, cerisiers et mirabelles sauvages ponctuent le paysage de leurs fleurs au printemps. Tout cela délimite des petites parcelles de 5 ha maximum qui, toutes ensemble, représentent 150 ha vallonnés, tout verts de prairies.
Anton y plante sur 80 ha, des trèfles variés, des graminées, du fetuc, de la ray-grass : un mélange très riche en protéines pour les vaches, excellent aussi pour les sols qui sont aussi nourris au lisier naturellement laissé par les bêtes quand elles viennent brouter.
Ce cercle vertueux (tout est travaillé en semis direct et sous couvert végétal) est complété par quelques cultures céréalières, d’orge, de blé et de maïs. La moitié est destinée à la vente et l’autre équilibre l’alimentation des cent vaches et cent génisses qui vivent ici.
Entre chaque culture de céréales, Anton pratique l’interculture de méteil, un mélange de vesce, pois, et féverol qui enrichit à la fois le sol et le fourrage de ses bêtes. Elles ont besoin de ces fibres céréalières et des protéagineux en plus de la pâture pour donner un bon lait en quantité.
Durant les 300 jours où elles produisent, chaque vache donne 8500 litres de lait, ce qui représente pour Anton une production de 850 000 litres par an. Un chiffre considérable lorsque l’on pense que cette petite ferme normande fonctionne en autonomie totale.
Pas besoin d’acheter un excédent de fourrage à l’extérieur. Tout est fait maison ! C’est donc l’esprit fier et tranquille que la journée continue : petite sieste pour les vaches après le déjeuner, goûter en prairie jusqu’à 16h, deuxième et dernière traite de la journée de 16h30 à 18h30. A 19h, tout le monde est au repos, les agriculteurs vont dîner pendant que les vaches se régalent de leur fourrage super qualité. Bonne nuit les petits !
 

« Nous avons mis 14 ans à être autonomes dans notre exploitation. Aujourd’hui, un agriculteur peut y arriver en 4 ans ! Et je vois ceux qui s’y sont mis : ils sont mieux dans leurs bottes. ».

Anton Sidler

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http://agricultureduvivant.org/project/lait/